fbpx

« Accepter les Cookies ? » : A quoi vous engagent une poignée de biscuits ?

Vous n’avez pas pu les manquer. Ces bannières qui s’affichent sur les sites internet que vous visitez pour la première fois (même sur ce site un bandeau apparait en bas de page pour vous informer de l’utilisation de cookies). Elles vous demandent gentiment votre accord pour enregistrer des cookies sur votre ordinateur. Vous avez donc le choix de répondre que vous êtes d’accord, ou bien au contraire que vous refusez.

Mais pourquoi est-ce que les sites demandent cette autorisation, et qu’est ce que votre réponse change dans les faits ?

Il y a encore quelque temps, les sites ne demandaient pas cette autorisation, alors quand ces premières demandes sont apparues sur vos écrans, vous y avez prêté attention, mais maintenant ? Vous lisez toujours le petit message qui s’affiche ? Ou alors vous cliquez maintenant instinctivement tout de suite sur le bouton « Oui j’accepte de vous livrer mon âme et de ne jamais rien réclamer en échange » ?

Voyons ça ensemble, pourquoi ces messages s’affichent, et qu’est-ce que ça change de cliquer sur « oui » ou sur « non » ?

Pourquoi ces messages ?

Pas pour vous faire plaisir ou pour jouer franc jeu avec vous, non, juste parce que les sites internet sont dans l’obligation de le faire ! Et c’est le cas depuis l’entrée en vigueur du RGPD, le fameux Règlement Général sur la Protection des Données.

Ce règlement européen est entré en application depuis le 25 mai 2018, et c’est normalement à peu près depuis cette date que vous voyez apparaître ces demandes d’autorisation sur vos pages préférées.

Ce texte stipule, pour faire le plus simple possible, que vous devez donner votre accord avant la récolte de vos données personnelles par un site internet (ou pour tout autre création de bases de données dans laquelle vos données personnelles apparaîtront), que vous devez pouvoir y avoir accès, que vous pouvez ensuite réfuter cette autorisation, et que l’organisme recueillant ces données doivent en garantir la sécurité.

Ce texte prévoit d’énormes amendes dans le cas où votre accord ne serait pas demandé, ou si un autre point du RGPD ne serait pas rempli. Ce règlement, le RGPD, a pour but de renforcer vos droits sur internet, de mettre en place une certaine régulation, mais aussi de responsabiliser les acteurs du numérique et de leur imposer un certain cadre de travail. Imposer, car si un site ne respectait pas ces dispositions, il risquerait de très lourdes amendes, comme nous l’avons dit, jusqu’à 4% du chiffre d’affaire mondial de l’entreprise contrevenante !

Prenons un exemple, et prenons un exemple très parlant, comme Facebook, qui génère un énorme chiffre d’affaire de 55 milliards de dollars en 2018, et qui pourrait être potentiellement condamné si la société respectait mal le RGPD. 4% de 55 milliards ça représente tout de même la bagatelle de 220 millions de dollars !

Bref, donc, ces messages, demandant votre autorisation avant de télécharger des cookies sur votre ordinateur, existent car les acteurs numériques n’ont pas le choix… c’est triste mais c’est comme ça.

Avant d’aller plus loin, admettez tout de même que la première question que vous avez en tête, là tout de suite, c’est « Oui mais donc avant mai 2018, les sites copiaient tout ce qu’ils voulaient sur mon PC ? ». Tout, non, cela restait des cookies, mais ces cookies pouvaient servir à tout et n’importe quoi, et surtout que vous n’étiez pas au courant que potentiellement les sites recueillaient des informations vous concernant.

Qu’est-ce que ça fait si je clique sur « Accepter les cookies » ?

Et bien vous donnez votre autorisation au site internet (ou à une application) de collecter et de se servir de certaines de vos données. Alors il ne faut pas tomber dans la psychose, le petit blog de votre association sportive, ne vas pas aller revendre vos données personnelles, ou vos habitudes de surf à une entreprise tierce. On dit que vos données ne vont pas être monétisées.

Mais ça peut être le cas pour les plus grosses structures, vous cliquez sur « J’accepte les cookies » sur un site de presse, ou n’importe qu’elle autre grosse plateforme et certaines de vos données seront vendues, ou échanger avec d’autres sites internet afin de créer votre profil publicitaire, qui sera lui-même ensuite revendu afin de cibler les publicités que vous voyez en ligne.

Qu’est-ce que ça fait si je clique sur « Refuser les cookies » ?

Si vous refusez explicitement de donner votre accord, certaines fonctionnalités du site risque de ne pas être disponibles, tout simplement. Car l’une des choses qu’il faut bien comprendre, c’est qu’originairement, les cookies ne sont que des fichiers utilitaires servant à vous rendre service. C’est leur utilisation qui a été dévoyée.

Ces fichiers servent à l’origine, par exemple à enregistrer vos identifiants pour une future connexion, ou bien à retenir certains choix que vous avez fait sur le site. Par exemple, un site vous propose de rechercher de l’information en fonction de votre zone géographique, des news par exemple, et bien votre zone géographique pourra être stockée dans un cookie. Mais aussi potentiellement tout une foultitude d’autre choses…

Pourquoi c’est un problème

Vous pourriez me dire, « je ne vois pas en quoi c’est un problème, maintenant que l’on sait ce que cela fait si on accepte ou si on n’accepte pas, à chacun de faire son choix ». Oui, mais en fait non, c’est plus complexe que ça. Car l’information n’est pas simple à trouver, quand je dis information, je veux dire, ce qu’il sera fait de vos données.

C’est certain, le bouton « J’accepte » est bien visible, il est gros avec de jolies couleurs vive, on ne peut pas le manquer. Mais, et seulement s’il est présent… c’est autre chose pour le bouton permettant de refuser. Et alors, pour avoir accès à la liste des choses qui seront, ou ne seront pas faites de vos données, c’est encore une autre histoire. L’information existe, mais à part quelques exceptions, elles ne sont pas clairement mises en avant.

Mais prenez le temps d’y réfléchir, combien de sites internet fréquentez-vous réellement ? Fréquemment ? Une dizaine, une vingtaine ? Est-ce que cela ne vaudrait pas le coup, de chercher sur ces sites, ce qui sera fait de vos données avant de cliquer sur le fameux bouton ? Ne serait-ce que pour savoir qui vous engraissez.

  • Updated novembre 5, 2019

Poster un Commentaire

avatar
 
  S’abonner  
Notifier de