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Modèle OSI : le comprendre pour bien l’utiliser

Il y a des notions de l’informatique qui ne sont pas réellement sensées être connues de tout le monde, tout simplement parce qu’elles sont trop techniques, ou n’intéressent que les personnes travaillant dans ce milieu. C’est exactement le cas de ce que l’on appelle le modèle OSI. Mais parfois, par curiosité, par intérêt, ou par besoin il est nécessaire de comprendre. Voici donc une petite explication de ce qu’est le modèle OSI. Pour les puristes, avant d’avoir à subir un déluge de foudre, j’annonce la couleur tout de suite : ceci sera une vulgarisation, faites pour comprendre la notion et non un cours magistral exhaustif !

C’est quoi ?

Le modèle OSI, c’est l’Open System Interconnection, c’est un standard, dictant certaines règles de communication entre ordinateurs (on a dit qu’on faisait simple… Je te vois au fond, jeune geek fulminant 😉 ). C’est un standard qui est né en 1984, c’est-à-dire que c’est cette année qu’il est devenu une norme, une norme qui était en réflexion depuis les années 70.

Donc vous allez me dire que c’est assez bizarre, qu’une norme, devant dicter l’interconnexion entre les ordinateurs soit née après internet. Pour rappel ARPANET était fonctionnel (bien que balbutiant), à la fin des années 70. Et bien oui, le modèle OSI est né après, tout simplement car pour pouvoir « normer », au mieux, ces connexions, il a déjà fallu avoir un certain recul sur cette technologie.

Car le modèle OSI, comme la plupart des normes, est là, et ceci dès sa création, pour permettre d’organiser les connexions présentes, mais aussi de prévoir les futures. Son but étant de normaliser ces interconnections pour leur permettre d’évoluer et de rester compatibles, autant avec les anciennes que les nouvelles.

Le modèle OSI, toujours dans un esprit de simplification bénéfique à la compréhension générale, même la mienne, est, une norme, qui définit, comment les appareils connectés devraient communiquer entre eux, par quelles étapes. Ainsi le modèle OSI propose une notion exprimée par un modèle de couches (ça y est on y est), qui en théorie doivent permettre, si on les applique correctement l’interconnexion de n’importe quoi, avec n’importe quoi. C’est un standard quoi.

 

NON ! Pas ces couches là !

 

Les couches du modèle OSI

Ces couches sont au nombre de sept, chacune a un nom, et une utilité. Chaque fabricant, ou intervenant, respectant, ou essayant de respecter au mieux, ce modèle, il permet la communication entre divers systèmes informatiques ou électroniques.

Vous allez voir dans la suite que les couches 5 et 6 sont marquées facultatives, tout simplement parce que si le modèle OSI est une norme, le modèle qui est utilisé aujourd’hui, par exemple pour internet, est le modèle TCP/IP, et qu’il n’inclut pas ces couches 5 et 6.

Couche n°1 : La couche physique

C’est la couche qui va donner le matériel initial nécessaire à la communication par l’interconnexion, par exemple un Hub. Cette transmission peut être numérique ou analogique, et l’unité de mesure qui la caractérise est le Bit.

Couche n°2 : La couche liaison

La couche liaison, c’est celle qui va permettre à plusieurs machines d’un même réseau local de communiquer entre elles. C’est l’adressage physique, que l’on connait mieux en utilisant le terme d’adresse MAC. L’unité de données de cette couche est la trame, et si on devait y associer un matériel spécifique, on parlerait alors de switch.

Couche n°3 : La couche réseau

La couche réseau c’est celle qui va permettre de faire communiquer deux réseaux locaux entre eux, et qui va fragmenter les paquets de données. Pour ce faire, cette couche va utiliser un adressage logique, plus communément connu, là aussi, grâce au terme d’IP. On passe donc, par cette couche, du LAN au WAN. Et l’unité en vigueur est le paquet.

Couche n°4 : La couche transport

C’est cette couche qui va gérer les connexions et permettre qu’elles soient pérennes. C’est la connexion de bout en bout, mais c’est également le contrôle du flux. C’est la partie TCP du protocole.

Couche n°5 : La couche session (facultative)

Pas très intéressant, mais si on parle d’OSI, il faut la citer, c’est la couche qui permet l’ouverture et la fermeture des sessions, elle permet la synchonicité de l’échange de données.

Couche n°6 : La couche présentation (facultative)

La couche présentation, c’est celle qui va, si besoin il y a, transformer les données transmises, en données interprétées, le chiffrement ou le déchiffrement par exemple.

Couche n°7 : La couche application (pas facultative du tout)

C’est la couche qui représente le point d’accès aux autres. On parle souvent de protocole, on pourrait citer SMTP, ou POP pour les emails par exemple, HTML ou http pour les pages internet, ou bien encore FTP pour l’échange de fichiers.

Au final on obtiens un schéma qui ressemble à ça :

Chacune de ces couches ne peut communiquer qu’avec une adjacente, et elles sont toutes indépendantes.

OK c’est cool, à quoi ça sert ?

Ben ouai à quoi ça sert ? Et bien tout simplement à ce que tout le monde parle de la même chose ! Imaginez si cette norme (ou le TCP/IP) n’existait pas. Chaque fabricant ferait comme il veut ? Vous ne pourriez communiquer, avec votre matériel, qu’avec un utilisateur du même matériel ?

Le modèle OSI c’est ça, c’est en quelque sorte, le garant ultime, qu’un matériel conçu en le respectant, puisse communiquer avec les matériels déjà existant. C’est un résumé qui permet d’en comprendre l’intérêt. Chacune des couches a un rôle particulier et en suivant ce schéma, il est alors possible de faire communiquer un matériel avec un autre. Si votre sèche-linge, connecté, respecte le modèle OSI, il pourra alors communiquer avec un autre appareil de votre réseau respectant lui aussi le modèle.

Pour conclure, retenez que le modèle OSI est une norme théorique (c’est le TCP/IP le plus utilisé), qui permet, si les acteurs suivent les différentes couches, la communication entre divers appareils. Si les communications étaient soumises à des règles propriétaires (propres à chaque fabricant), les réseaux ne pourraient exister qu’en matériel de même marque, ce qui, il faut l’avouer ne serait pas bien pratique !

Le modèle OSI est en réalité énormément plus complexe que ce qui est humblement présenté ici, mais l’intérêt de l’article n’est pas de faire de vous des ingénieurs réseau, mais bien, uniquement, de vous faire comprendre l’intérêt d’une telle norme.

Si ce genre d’article plus technique vous plait et que vous voulez plus de vulgarisation réseau sur ce blog n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire pour me le signaler, je vous proposerais des cours simplifiés sur les adresses IP/Mac et sur d’autres sujets passionnants !

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