fbpx

Serveur NAS : Comment l’installer ?

Nous en avons déjà parlé, le serveur NAS, pour Network Attached Storage, est un moyen relativement simple et très efficace de pouvoir, entre autre chose, profiter de ses données sur tous les appareils de son réseau local, et même depuis un autre emplacement suivant les configurations.

Il existe une infinité de NAS différents, allant du simple disque dur externe permettant un accès réseau au serveur très complexe accompagné de multiples disques.

Quand cette technologie a commencé à être implémentée dans certains foyers, ce n’était que dans ceux des plus technophiles, car bien souvent, le NAS était fabriqué, en partant d’un ancien ordinateur qui servait de base.

Puis les fabricants ont saisi l’utilité que cela pouvait représenter, et du marché potentiel à conquérir. Nos différents appareils multimédias sont de plus de plus nombreux, les données qu’ils fabriquent le sont donc également, et les contenus que nous consommons sont de plus en plus lourdes. Il fallait donc un moyen simple de pouvoir conserver toutes ces données. Le NAS est l’outil idéal pour cela.

Sont alors apparus, des NAS tout monté, auxquels il suffit juste de rajouter du stockage pour pouvoir s’en servir. Cela a popularisé encore un peu plus l’utilisation de ce genre d’appareils, tout en les cantonnant encore aux foyers les plus versés dans la technologie.

Mais aujourd’hui, le NAS est réellement bien implanté. Parfois même dans que vous en ayez conscience. De tout petits NAS sont vendus à peine plus cher qu’un disque externe, et la plupart des box internet accueille un disque interne, ou permettent de brancher n’importe quel disque dur externe qui deviendra lui-même un NAS.

Le NAS dédié

Pour installer un NAS dédié, il faudra le brancher à l’arrière de sa box par l’entremise d’un câble Ethernet. De là, suivant les marques, il sera possible d’y accéder en entrant son adresse IP locale dans votre navigateur internet. Ou bien en configurant un accès via une application mobile ou un logiciel PC (ou mac).

A lire aussi : Qu’est-ce qu’un NAS ?

L’accès à l’interface en ligne est une bonne chose puisque c’est de là que vous paramétrez toutes les fonctionnalités du NAS, mais ce qui, à terme, vous intéressera probablement le plus, sera de pouvoir accéder aux dossiers partagés de votre NAS.

Car c’est bien ça le but final, pouvoir créer, sur le NAS, des dossiers, qui seront ensuite partagés sur les autres machines. Et bien savez-vous, que pour encore plus de simplicité d’utilisation, il est possible de connecter ces dossiers partagés directement dans votre explorateur Windows ou dans votre Finder Mac ?

Imaginons que vous créiez un dossier « Travail » sur le NAS. Il vous suffira ensuite de vous rendre dans votre explorateur de fichier, puis, dans la barre d’adresse d’entrer : « \\Adresse_IP_du_NAS\Travail », pour que le dossier s’ouvre dans l’explorateur (il faudra peut-être fournir vos identifiants). Ensuite, un simple clic droit vous permettra de connecter ce lecteur réseau à votre explorateur.

Une fois que cette opération est faite, il est possible de se servir de ce dossier comme s’il s’agissait d’une simple clé USB. Vous pourrez copier des fichiers dessus, ouvrir vos documents depuis cet emplacement…

Le NAS « fait maison »

Si au final, il s’agit plus ou moins de la même chose que le NAS dédié, il faudra auparavant vous-même installer le système d’exploitation du NAS. Il y a encore quelques années cela était une étape complexe qui découragé la plupart des aspirants au NAS. Mais aujourd’hui, cela est bien plus simple, pour deux raisons. La première est que la plupart des cartes mères offrent la possibilité de démarrer sur une clé USB, la seconde, que des distributions Linux toutes prêtes dédiées exclusivement à l’exploitation d’un NAS sont en téléchargement libre.

On télécharge donc l’une de ces distributions, sur le site de l’éditeur, puis on colle le fichier obtenu, le plus souvent une image disque, un ISO, sur une clé USB. On branche sa clé USB sur l’ordinateur qui servira de NAS, on l’allume et l’installation du système d’exploitation commencera.

Une fois que cette installation sera terminée, il suffira de faire exactement la même chose que s’il s’agissait d’un NAS du commerce. Déterminer son adresse IP on lui en donner une, créer les dossiers qui seront partagés, les connecter aux différentes machines…

Créer un NAS depuis un vieil ordinateur présente l’avantage de ne pas avoir à acheter de NAS. Mais attention car cela représente aussi des inconvénients. Votre vieil ordinateur ne possédera pas le stockage nécessaire suffisant, et il faudra acheter un ou plusieurs autres disques durs. De plus, les différents matériels installés dans l’ordinateur ne sont pas prévus pour être utilisés en tant que NAS, le processeur et l’alimentation, entre autres, consommeront plus de courant que ceux d’un NAS tout prêt. De plus, ce sera généralement plus encombrant.

Le prix du courant, et la baisse constante du prix du stockage permettent toutefois de réaliser des économies en montant son NAS à l’aide d’une vieille machine. Un PC de 10 ans d’âge, ou même plus sera la plupart du temps suffisant pour un NAS. Disons qu’à partir d’un processeur Core 2 Duo cela peut fonctionner convenablement.

Si vous vous lancez dans cette aventure de DIY, pensez bien à vérifier que la carte réseau qui équipe l’ancien PC est bien au standard Gigabyte Ethernet. Si ce n’est pas le cas, achetez une nouvelle carte réseau, il vous en coutera une quinzaine d’euros.

Les NAS de Box

Pour se servir du NAS intégré dans votre box internet, il suffit le plus souvent de l’activer au travers de l’interface en ligne de ladite box, puis ensuite vous pourrez créer, partager et connecter les dossiers réseau qu’il vous faut.

Si le disque dur n’est pas intégré directement à l’intérieur du boitier de la box, la plupart de ces appareils possèdent toutefois un ou plusieurs ports USB qui permettent de relier un disque dur externe. Le résultat sera quasiment le même surtout si ces ports sont au standard USB 3.

A lire aussi : Serveur NAS : qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

D’ailleurs, il est à noter que les routeurs achetés séparément de votre abonnement internet possèdent également des ports USB permettant leur utilisation en tant que NAS. De plus, sur ces routeurs, les fonctionnalités sont même parfois plus abouties que celles intégrées aux box. Téléchargement automatiques de vos torrents, cloud personnel…

Il suffira également là aussi de brancher simplement un disque dur externe qui sera reconnu automatiquement par le routeur, puis de régler les différentes fonctionnalités par l’intermédiaire de l’interface en ligne du routeur, ou par l’application mobile qui lui est réservée.

Les NAS très grand public

Les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour permettre au plus grand nombre d’utiliser un NAS. Et si toutes les sortes différentes d’appareils, et leur installation, vous semble trop complexe, il y a encore plus simple. Pas de notion d’adresse IP, pas de gros appareils à acheter ou à fabriquer, non rien de tout ça.

Certaines marques ont mis sur le marché des disques durs externes possédant une prise Ethernet. Au déballage, vous créez un compte en ligne sur le site de la marque. Puis vous téléchargez l’application sur votre téléphone. Cette application va détecter votre disque dur (en fait un NAS qui n’en porte pas le nom), et c’est tout. On fait difficilement plus simple.

Et cette simplicité de mise en place et d’utilisation a parfois un revers, puisque ce type de matériel est souvent victime de faille de sécurité, qui, en font probablement le système de NAS le moins sûre. Mais chaque usage est différent, et si ce NAS n’est là que pour héberger votre bibliothèque musicale et non pas des fichiers hautement confidentiels, le risque reste modéré.

Petits conseils

Si votre NAS ne vient pas avec une application ou un logiciel permettant de faciliter son installation, il faudra que vous connaissiez quelques informations qui ne sont parfois pas si simple à obtenir si vous êtes débutant. Il vous faudra une IP pour l’appareil, votre maque de sous réseau, l’IP de votre routeur ou de votre box internet, et aussi deux adresses de DNS.

Il faut commencer, si vous n’avez aucune de ces informations, par déterminer l’adresse de votre routeur ou de votre box. Pour cela, il y a plusieurs moyens.

  • Si vous possédez un smartphone ou une tablette connecté au même réseau que celui du NAS, il suffit de vous rendre dans les paramètres réseau de ce téléphone ou de cette tablette et vous y trouverez l’adresse du routeur ou de la box. Cette adresse pourra s’appeler « Gateway », « Passerelle », ou même routeur.
  • Sous Windows, vous pouvez appuyer sur les touches « Win » et « R » en même temps, puis écrire « cmd » et appuyer sur « entrée ». Une nouvelle fenêtre va s’ouvrir. Dans celle-ci, entrez, « ipconfig /all » et vous trouverez l’adresse de votre routeur à la ligne « Passerelle par défaut »

Si vous avez besoin de connaitre d’autres manières de connaitre l’adresse IP de votre routeur, je vous propose un article complet sur le sujet.

On cherche en premier l’adresse du routeur car c’est d’elle que d’autres informations vont dépendre.

Imaginons que l’adresse du routeur soit : 192.168.1.1

Cela veut dire, que l’adresse de votre NAS pourra être réglée sur 192.168.1.X ou « X » représente un chiffre non utilisé qui sera compris entre 2 et 254 (le 1 est occupé par le routeur), par exemple 192.168.1.50

Le masque de sous réseau sera quasiment toujours 255.255.255.0 il n’y a donc pas de questions à se poser ici.

Nous en venons donc aux deux adresses IP nécessaires pour les champs DNS1 et 2, ou DNS primaire et secondaire. Dans le DNS primaire, vous pouvez entrer l’adresse de votre routeur. Puis dans la seconde entrer l’adresse d’un service de DNS connu et reconnu comme par exemple 1.1.1.1

Et voilà, votre NAS a accès à votre réseau et à Internet.

Aller plus loin : Qu’est-ce qu’un DNS ? Comment ça marche ? A quoi ça sert ? 

  • Updated avril 19, 2019

Poster un Commentaire

 
  S’abonner  
Notifier de